| Technique: La vision | |||||
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de cette conduite de balle, on peut remarquer : |
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La vision est le sens dédié à la perception de la lumière, autrement dit la partie dite visible du rayonnement électromagnétique soit, pour l'œil humain, les longueurs d'onde comprises environ entre 350 et 750 nm. La vision recouvre l'ensemble des mécanismes physiologiques et psychologiques par lesquels la lumière émise ou réfléchie par l'environnement détermine des impressions sensorielles de natures variées, comme les formes, les couleurs, les textures, le mouvement, la distance et le relief. Ces mécanismes font intervenir l'œil, organe récepteur de la vue, mais aussi des processus cognitifs complexes mis en œuvre par des zones spécialisées du cerveau (voir cortex visuel). Par extension, on appelle vision artificielle le domaine technologique dont l'objectif est de déduire la position de points dans l'espace à trois dimensions à partir d'une ou de plusieurs caméras. La vision artificielle, qui repose sur la théorie mathématique de la géométrie projective, permet notamment à un robot de se déplacer de manière autonome dans le monde réel. Le système visueLe flux
d'information en provenance de l'extérieur détecté par la rétine
de l'œil
n'est pas le seul facteur rentrant en compte
dans le mécanisme de La vision n'est ni instantanée ni fluide, mais elle se fait de manière ponctuelle et rapide (de l'ordre du 1/40 de seconde). Le train d'informations visuelles passe depuis la rétine par les nerfs optiques pour être acheminé vers les aires corticales de la vision à l'arrière du cerveau. La façon dont le cerveau traite ces informations fait l'objet de nombreuses études en neurosciences cognitive, notamment depuis les travaux des Prix Nobel Hubel et Wiesel. Au sein du système visuel, il a été décrit de nombreuses voies qui forment une architecture complexe chargée de traiter les informations de forme, le mouvement, l'identification des objets, la reconnaissance des visages, etc. Ainsi, par exemple, la sensation de relief n'est perçue qu'au travers de la vision combinée des deux yeux, traitée pour cela par le cerveau qui reconstitue le relief à partir de deux images légèrement décalées. Ce phénomène est exploité par la technique de la stéréoscopie Pour l'homme, ainsi que pour de nombreux animaux, les mécanismes de la vision diffèrent en fonction de l'intensité lumineuse ; ainsi, il est d'usage de distinguer la vision diurne, ou vision photopique, de la vision nocturne, ou vision scotopique, pour la finesse de cette vision diurne, on utilise le terme d'acuité visuelle.
Vision photopiqueChez l'homme, la vision photopique ou maculaire (Macula) s'effectue grâce aux cônes de la rétine, répartis en cônes sensibles au rouge (en fait plus au jaune), cônes sensibles au vert, et cônes sensibles au bleu. Le spectre visible, variable suivant les individus, comprend généralement les rayonnements dont la longueur d'onde est comprise entre 380 nm (limite de l'ultra-violet) et 780 nm (limite de l'infra-rouge) ; la sensibilité maximale correspond à un rayonnement de 555 nm (vert-jaune). La proportion de cônes décroît au fur et à mesure qu'on s'éloigne du centre de la vision, ce qui fait qu'on distingue de moins en moins les couleurs. Vision scotopiqueLa
vision
scotopique ou périphérique,
s'effectue principalement grâce aux bâtonnets
de la rétine, beaucoup plus sensibles que les cônes ; ils ne
permettent pas, à eux seuls, de distinguer les couleurs, et leur
sensibilité maximale correspond à un rayonnement d'environ 510 nm
(vert). C'est une vision très adapté à la pénombre, contrairement à
la vision maculaire nécessitant une intensité lumineuse élevée. Il y a
peu de bâtonnets
au centre de la vision (il n'y en a même quasiment pas au niveau de la fovéa),
ce qui fait que si l'on regarde directement un objet peu lumineux de nuit,
il se peut qu'on ne le voie pas alors qu'on peut le voir si l'on regarde
un peu à côté. Le pigment photosensible (Rhodopsine)
des cellules en bâtonnet met beaucoup plus de temps à se reconstituer
après un éblouissement que les pigments des cellules en cône ;
jusqu'à plusieurs dizaines de minutes pour un rétablissement parfait). On a montré [7]
(chez le
Macaque
dans un premier temps,
et via la mesure de l'activité électrique neuronale) que quand un
individu tourne le regard sur le côté, son cerveau adapte immédiatement
le traitement des informations transmises par l'œil, en mobilisant les
neurones de la vision périphérique, qui sont alors au maximum de leur
activité. Ainsi le cerveau de quelqu'un qui marche en regardant de côté
reste alerté quand aux risques de collision avec un objet situé devant
lui. Vision des couleursLa perception des couleurs est le résultat d'une combinaison de calculs de luminosité réalisés par les différents cônes comportant des pigments sensibles à des longueurs d'onde spécifiques du spectre lumineux (les principales couleurs perçues par les cônes sont représentées par un petit carré coloré) Chez l'homme, la vision est normalement trichromique[8] :
Les pigments sont des protéines nommés L, M et S, les deux premiers étant codés sur des gènes situés sur le chromosome X, le dernier sur le chromosome 7. Cette vision trichromique existe également chez différents primates[9]. L'information transmise par les différents cônes est intégrée à différents niveaux des voies visuelles depuis les mécanismes rétiniens d'opposition de couleur jusqu'au cortex visuel, en particulier l'aire V4. Vision tétrachromiqueUne mutation rare conduisant à une vision tétrachromique a été mise en évidence chez quelques femmes (Jordan & Mollon, 1993)[10]. Le type de cônes additionnel correspond à une vision centrée sur le jaune (et donc distincte d'une simple stimulation des cônes associés au rouge et au vert[11]). Les personnes sujettes à cette mutation se plaignent donc d'un mauvais rendu du jaune sur les écrans. En 2010, quelques fabricants[12] proposent des écrans tétrachromatiques (comprenant des pixels jaunes calculés par pondération du rouge et du vert), mais ceux-ci ne pourront être mis réellement à profit tant que n'existera pas en informatique ou en télévision un quatrième signal chromatique propre. Persistance rétinienne et illusion de mouvementOn a longtemps cru que le cinéma se servait simplement de la persistance rétinienne pour donner l'illusion du mouvement. En réalité le mouvement observé sur un écran semble essentiellement être une création du cerveau. On distingue trois phénomènes dans cette illusion :
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