Technique: La projection du regard
Auto-école-2000

 

                               LA GESTION DU REGARD  

Rue Coulon 4
2000 Neuchâtel
Tél.:     032 724 50 50
Portable:  079 449 34 49

Contact: inscrivez-vous ici

  

Accueil

Cours de théorie

Cours de sensibilisation dates

Cours de conduite

Formation à forfait

Technique

Liens choisis

Prendre du plaisir suppose d’être certain de sortir vivant du virage. Cette sécurité repose avant tout sur l’anticipation, la préparation de la trajectoire, donc de votre regard. L’importance évidente de la projection du regard en pilotant une auto ne doit pas cacher les difficultés techniques d’un bon placement des yeux.

Si vous voulez passer plus vite, plus souplement avec plus de sûreté… apprenez à ne plus freiner en entrée de courbe. Si vous ne freinez pas, vous serez obligé de regarder loin le point de fuite, et même plus loin, là où vous ne voyez pas encore !

Avant la courbe, il suffit souvent de soulager les gaz pour inscrire l’auto.

Cela ne servira toutefois pas à grand-chose si votre regard est mal placé.
 

Le regard et la visibilité

Tout voir, ne rien regarder !
Car ce sont vos yeux qui guident l’auto et non vos bras ! Votre cerveau donne l’information nécessaire à vos bras et au reste de votre corps en fonction de ce que vos yeux lui communiquent.

Fondamentalement, la technique du regard consiste à regarder le plus loin possible. Tout est dans le « possible » : adaptez votre vitesse à la portée de votre vue, à votre champ visuel. L’important est que vous parveniez à jauger votre portée de vue nécessaire en fonction de votre vitesse et que vous sachiez ralentir quand cette portée de vue diminue.

Une fois ces fondamentaux acquis, il faut pouvoir conduire en virage comme en ligne droite, sans voir son auto, sans regarder devant son capot, sans fixer un point précis plus d’une seconde, mais toujours en regardant là où on veut aller. Balayer le champ de vision, forcer ses yeux à faire des allers-retours entre les mètres les plus proches et l’horizon de vision, percevoir au plus tôt l’état de la chaussée tout en regardant toujours au-delà de l’obstacle.  

Exemples: à l’approche d’une courbe, fixez le point le plus éloigné ; dans le virage, portez votre regard sur un point en sortie de courbe ; si vous roulez derrière un autre véhicule, regardez devant lui. C’est particulièrement difficile quand on roule “à l’attaque” derrière une autre auto car il faut se forcer à ne pas la regarder, tout en l’intégrant dans son champ de vision au cas où elle freine.

Incorporer votre auto
On va toujours là où on regarde ! Donc ont doit regarder là où on veut aller, cela signifie regarder la sortie du virage, pas juste devant l’auto. Il faut apprendre à dissocier l’axe de son regard de l’axe de l’auto. Donc l’axe de la tête de celui du corps. L’auto doit devenir une extension de votre corps, un membre que vous sentez et maniez aussi facilement que vos bras et vos jambes, afin que votre concentration soit à 100% sur votre regard.

Dans un virage en aveugle, cela signifie essayer d’anticiper au mieux ce qu’on ne voit pas d’emblée

C’est une des techniques les plus difficiles à intégrer, il faut parvenir à ne plus regarder devant vous, mais de l’autre côté du virage qui vous saute à la figure, alors même que vous ne connaissez ni l’état du revêtement, ni le tracé de la courbe.

Etendre le champ de vision
En effet, votre vision n’est pas seulement déterminée par la portée visuelle (en mètres), mais aussi par le champ de vision (en degrés), qui varie selon la vitesse.

Quand vous vous déplacez à pied, il est de presque 180 degrés, vous voyez la quasi-totalité du champ panoramique, devant vous et sur les côtés. En auto, il se réduit à 100 degrés dès 40 km/h . A 70 km/h , il est de 75° et à 100 km/h de 45°, cela devient critique. A 130 km/h , le regard fixe ne capte plus que 30 degrés du panorama et à 200 km/h , 5 degrés

Pour compenser la réduction du champ visuel, il va falloir déplacer les yeux (voir la tête) pour balayer l’ensemble du panorama en gardant le regard mobile. Vos yeux ne doivent pas rester plus d’une seconde sur le même point. Il faut effectuer de constants allers-retours entre l’horizon visible, la distance de sécurité, le revêtement devant vos roues, le véhicule qui vous précède, vos rétroviseurs, un peu sur les côtés…

Vous êtes en auto, et vous avez aussi une carrosserie qui vous bouche la vue, (montant du pare brise)  il faut vraiment anticiper dans la projection de votre regard !

En circuit la parfaite connaissance du tracé, du relief et du revêtement est nécessaire pour anticiper l’enchaînement des courbes, virages, épingles, 180o, chicanes et autres pif-paf. C’est une bonne façon d’avoir un  maximum de sécurité tout en établissant des temps corrects